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Pour l'UNSA, Les élus locaux de la Ville de Rennes, du CCAS

et de Rennes Métropole,

Crient avant d'avoir mal, sur le désengagement de l'Etat.




L'UNSA a rencontré l'Administration sur la situation financière de la Ville de Rennes, du CCAS et de Rennes Métropole pour les années 2015, 2016 et 2017.


L'Administration nous a présenté les conséquences du désengagement de l'Etat auprès des collectivités territoriales, sur les 3 ans à venir. 23 millions d'euros en moins pour la Ville de Rennes et le CCAS sur 3 ans, soit 7.6 millions d'euros en moins par an, et pour Rennes Métropole, 18 millions d'euros en moins sur 3 ans, soit 6 millions d'euros en moins par an.


Ensuite, l'administration nous a exposé les moyens pour arriver à absorber ce manque financier.

Le Président de Rennes Métropole et Madame La Maire de Rennes ont prévu de redéfinir les périmètres des activités municipales et d'améliorer " la politique publique", d'optimiser la pertinence des dépenses publiques et d'analyser les résultats et enfin maîtriser la masse salariale.


Dans un premier temps, l'UNSA a abordé le sujet des recettes et le manque de la dotation d'Etat pour les années à venir. L'UNSA a souhaité faire un petit rappel sur les recettes. Sur la période 2010 à 2014 les taxes liées à la construction de 1140 logements par an sur la ville de Rennes, ont augmenté de 21.6 millions d'euros les recettes de la Ville sur ces 4 ans. Or le programme des élus prévoit la construction de 1500 logements par an sur le mandat à venir. Tout nous laisse à penser que les recettes seront encore plus importantes pendant les années à venir.


De plus, les collectivités auront des subventions par le biais de l'Europe par des programmes d'investissement dans plusieurs domaines : l'environnement, la recherche, les transports, l'amélioration du cadre de vie.


En outre, les régions pourront aussi aider les collectivités par le biais des Contrats Plan Etat Région (C.P.E.R.) avec des fonds européens. Enfin l'Etat prévoit que les collectivités pourront emprunter jusqu'à 5 millions d'Euros et être couvertes à 100 % par des prêts bonifiés.


Pour terminer sur les recettes, l'augmentation du périmètre des parcmètres est aussi une rentrée financière non négligeable.

L'UNSA considère que ces différentes augmentations de taxes amortissent en grande partie le désengagement de l'Etat.


Sur l'aspect des dépenses, l'UNSA a rappelé son attachement au service public et à ses emplois de proximité qui sont source d'équité envers les citoyens surtout en période de crise.

Du Président de la République aux ministres en passant par les élus locaux, tous demandent que des efforts soient faits, (voire des sacrifices).


Quand on regarde les dépenses du budget on s'aperçoit que cette demande ne concerne pas tout le monde.

Sur la ligne du budget subventions et participations (associations entre autres), nous nous apercevons que les attributions ont augmenté de façon régulière ces dernières années.


Dernièrement la Chambre Régionale des Comptes a mis en cause la gestion du TNB. L'UNSA a cité quelques exemples concernant les salariés du TNB : leur rémunération a été augmentée entre 1 % et 1.5 % par contre du côté de la direction, les augmentations ont été de 8.99 % à 24.34 % entre 2009 et 2012 selon les postes. Par ailleurs les frais de déplacements, ainsi que les frais de réception étaient d'un montant inacceptable en période de crise.


Au vu de ce rapport, l'UNSA a demandé que la Ville soit plus rigoureuse avec les subventions données aux associations et a fait la proposition qu'elles soient soumises à des contrats d'objectifs et projets d'activités, au même titre que les services de la ville y compris pour les marchés publics, exemple : le flocage des maillots et les places dans les tribunes du stade rennais.


Nous avons rappelé que le devoir d'une ville est de contrôler, de façon stricte, la bonne utilisation de l'argent public. Les agents se rendent comptent et observent scrupuleusement les dépenses faites par la Ville.


Enfin sur la masse salariale, l'UNSA a rappelé tout d'abord que les négociations sur les carrières, entre la ville de Rennes et les organisations syndicales majoritaires (sauf l'UNSA), pénalisent les agents et plus particulièrement les catégories C, puisque ces salariés perdent entre 10 et 15 ans par rapport aux statuts nationaux. L'UNSA a dénoncé une fois de plus les critères Ville de Rennes et la notion d'âge qui sont discriminatoires et nous le faisons depuis 2011. Nous refusons que des efforts supplémentaires soient demandés aux agents.


Sur la masse salariale nous avons aussi évoqué la question des indemnités et des frais annexe (déplacement, restauration, hôtel) qui rentrent dans la masse salariale des budgets des collectivités en demandant que les élus fassent un effort sur les cumuls d'indemnités, surtout pour les adjoints de la Ville de Rennes qui perçoivent 2 756.07 € /mois.


D'autant qu'un certain nombre d'élus cumulent, en percevant une indemnité pour leur participation aux Conseils d'Administrations de différentes structures.

Nous avons rappelé que le gouvernement demande à chacun de faire des efforts dans la période.


Il nous semble que le militantisme des élus, doit primer sur les titres de vices présidents de structures inter communales ou collectivités territoriales, (conseil général,  conseil régional).


Pour l'UNSA, c'est l'effort de tout le monde qui permettra de sauver notre service public et notre démocratie et de faire face aux idéologies dangereuses pour notre pays.

                    Novembre 2014