Comprendre votre bulletin de salaire en Janvier
UNSA Vos droits au quotidien Infos Générales Filières CDG35 Ville et Rennes Métropole Sapeurs Pompiers Pro et Volontaires Contact Forum Liens
Informations
i
Photos Aléatoires
i Conception du site


Mise à jour

Le 6 décembre 2018 auront lieu les élections professionnelles

Votez et faites voter UNSA


22-03--2018


Contact
i

POUR NOUS JOINDRE

02.23.62.24.68

Sur INTRANET Ville de Rennes nous consulter sous la rubrique "Syndicat"


Nous envoyer un  E-mail

Bulletin

D’adhésion



CSG & cotisations : comprendre votre bulletin de salaire ou

votre pension de retraite de janvier


Les montants des salaires net et des pensions de retraite changent en ce mois de janvier 2018 ! Voici les lignes à examiner sur votre bulletin de paie pour comprendre l'augmentation de votre salaire… ou la baisse de votre pension de retraite.

Il y a du nouveau sur les bulletins de salaire, et dans les pensions de retraite, en ce mois de janvier 2018. C'est en effet la première fois que les changements de calcul voulus par Emmanuel Macron, et inclus dans la loi de Finances 2018, produisent leur effet. Une bonne nouvelle pour les salariés, mais une déconvenue pour la plupart des retraités. Explications concrètes.


Comment fonctionne l'augmentation du salaire net

Parmi la multitude de lignes que compte la fiche de paie d'un salarié, trois connaissent une évolution en ce mois de janvier, correspondant à une hausse et à deux baisses des prélèvements effectués sur le salaire brut.

Ce que vous perdez :

Tout d'abord, il faut regarder la ligne "CSG", pour contribution sociale généralisée. C'est l'une des deux cotisations (avec la CRDS, qui elle ne bouge pas) uniquement à la charge du salarié, que vous retrouvez sur deux lignes situées vers la fin de votre bulletin de salaire : la "CSG non déductible" et la "CSG déductible". C'est cette dernière, la "CSG déductible", qui augmente avec la hausse décidée d'1,7 point, passant donc de 5,1% à 6,8%. Une baisse de salaire dont nous avons calculé* des exemples dans l'infographie plus bas : au minimum 25 euros en moins par mois (pour un Smic à temps plein).

Ce que vous gagnez :

En parallèle à l'augmentation de la CSG, le gouvernement a décidé la baisse de deux cotisations. La première est la cotisation maladie. Sur votre bulletin, c'est l'une des premières lignes, intitulée "URSSAF-maladie" ou "cotisation maladie", au taux de 0,75%. Celle-ci est purement et simplement supprimée - la ligne figure toujours sur votre fiche car la partie patronale, acquittée par l'employeur, existe toujours. L'autre cotisation qui bouge, c'est la cotisation salariale chômage, la ligne généralement intitulée "ASSEDIC" ou "cotisation chômage". Celle-ci passe de 2,4 % à 0,95 % (ce 0,95% restant sera supprimé en octobre, lors de la deuxième baisse des cotisations décidée par le gouvernement). Au total, donc, grâce aux baisses de janvier, les cotisations payées par les salariés diminuent de 2,2%, ce qui correspond à un gain de 33 euros par mois pour un Smic à temps plein.

Au bout du compte :

Ces deux mesures additionnées aboutissent, tout en bas à droite de votre bulletin de salaire, à une hausse du salaire net d'au minimum 8 euros par mois (pour un Smic à temps plein). Bonne nouvelle, donc.

*à noter, pour comprendre le calcul, que la CSG n'est calculée que sur 98,25% du salaire. Une hausse de 1,7 point de la CSG équivaut donc à 1,67% du salaire brut.


Comment se calcule la baisse des pensions de retraite

Pour les retraités, en revanche, ce sera la soupe à la grimace d'ici dix jours. C'est en effet seulement le 9 février que les pensions de retraite du régime général pour janvier seront versées. Or, les retraités payent la CSG mais pas les cotisations maladie et chômage. Par conséquent, ils seront impactés par l'augmentation de la première mais pas compensés par la baisse des secondes. Sauf pour 40% d'entre eux, gagnant moins de 1.200 euros brut (pour un célibataire), qui sont épargnés.

Concrètement, donc, une pension de 1.500 euros brut est amputée ce mois-ci de 25,5 euros net. Ce qui correspond, en perte de pouvoir d'achat net, à un recul d'un peu plus d'1,8%. Ce décalage, que certains retraités se sont étonnés de constater début janvier au moment du versement des retraites complémentaires, est dû à une subtilité de calcul sur laquelle le gouvernement n'avait pas insisté : la somme en moins est calculée sur le montant brut mais retirée… du montant net, ce qui augmente mathématiquement son poids relatif.


>> Pour calculer l'évolution de votre pouvoir d'achat à prévoir pour l'année 2018, en incluant la diminution en octobre de la taxe d'habitation pour 80% de ses contribuables, le gouvernement a mis à disposition un simulateur en ligne.


Pouvoir d'achat

Augmentation de la CSG pour les retraités : pourquoi le recul des pensions dépasse 1,8%



Au 1er janvier 2018, le taux de CSG a augmenté de 1,7% sur les pensions de retraite dont le montant dépasse 1.200 euros mensuels brut. Sauf que depuis 10 jours, les témoignages se multiplient pour dénoncer une hausse réelle de 1,8%. Qu'en est-il vraiment ? Nous avons vérifié.


Et bonne année les retraités ! Quelque 60% des ex-actifs au repos ont le bonheur de commencer 2018 par la matérialisation, ce mois-ci, du recul de leur pension. C'est en effet le 1er janvier qu'est entrée en vigueur la hausse de 1,7% de la CSG (contribution sociale généralisée) pour les retraites au-dessus de 1.200 euros brut par mois. Naturellement, les concernés sont nombreux à se plaindre, sur les réseaux sociaux ou auprès d'associations, de la mise en œuvre concrète de cette mesure voulue par Emmanuel Macron. Car si leur retraite de base de janvier ne sera pas versée avant début février, la complémentaire est versée dès le début du mois en cours ; et certains curieux se sont déplacés dans leur caisse d'Assurance vieillesse pour avoir dès maintenant une vue d'ensemble. Parmi eux, certains signalent avoir alors constaté un recul plus important que prévu de leur pouvoir d'achat…

Ainsi Daniel, 78 ans, a utilisé Twitter pour faire entendre sa colère. Joint par téléphone, il nous livre sa découverte : "Augmentation de 1,7% ? Mon œil, ma pension baisse d'1,84%. Cherchez l'erreur". Comme lui, plusieurs retraité.e.s pointent un "dysfonctionnement" voire un "mensonge" de l'État. Avec toujours le même ordre de grandeur qui revient : "Mon net (à vivre) a baissé en fait de 1,86 % !!!", dénonce "Gondioc451", de la Meuse. Et un troisième de conclure : "La ponction de la CSG a en fait augmenté de 1,84 à 1,86%".


Alors, la note est-elle vraiment plus salée qu'elle devait l'être ? Explications.

Au 1er janvier, la CSG a bien été augmentée d'1,7 point, comme annoncé par le gouvernement. Argument de ce dernier : relever cet impôt prélevé sur tous les revenus permet de redonner du pouvoir d'achat aux salariés en baissant en même temps sur leur fiche de paie le montant des cotisations sociales. Or, les retraités paient la CSG mais pas ces cotisations : ils sont donc perdants. Sans compensation, leur CSG est passée de 6,6% à 8,3%. Sur les feuilles de pension, ce prélèvement vient s'ajouter à deux autres : la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS), dont le taux est de 0,5%, et la contribution de solidarité pour l'autonomie (0,30%). Pour les retraites de régimes complémentaires (Agirc-Arrco) s'ajoute une cotisation d'assurance-maladie de 1%. Au total, ces prélèvements s'élèvent à hauteur de 9,1% de la pension brute pour les régimes généraux et à 10,1% pour les régimes complémentaires.



Faisons maintenant le calcul, avec pour exemple Daniel et sa pension de 1.500 euros brut. Avec l'augmentation de la CSG, il perd à partir de ce mois-ci 25,5 euros net sur sa retraite de base, soit effectivement 1,7% de sa pension brute. Au bout du compte, sa pension nette, c'est-à-dire une fois tous les prélèvements effectués, a subi cette soustraction entre décembre et janvier : 1.389 - 25,5 = 1.363, 5 euros. Calculons maintenant le taux d'évolution entre les deux mois, avec un simple produit en croix : 1.389 étant la base de départ, et 25,5 la somme perdue, il faut multiplier 25,5 par 100 et diviser ce produit par 1.389 = 1,84%. C'est effectivement le résultat signalé par Daniel.

Et en imaginant que Daniel ait perçu toute cette somme au régime complémentaire, sa pension nette serait passée de 1.374 à 1.348,5 euros. Avec le même produit en croix, ceci équivaut à un recul de 1,86%.

On le voit, donc, le gouvernement n'a pas triché mais les chiffres de Daniel et "Gondioc" sont quand même bons. Sauf que ce n'est pas la ponction de la CSG qui "a en fait augmenté de 1,84 à 1,86%". C'est la hausse de 1,7% de la CSG, calculée sur le montant brut, qui aboutit à un recul de pouvoir d'achat net de 1,84% (sur la retraite de base) à 1,86% (sur la partie complémentaire). Nuance. Reste que pour tous les retraités qui pensaient que leur baisse de pouvoir d'achat n'excéderait pas 1,7%, la surprise est mauvaise. Et il est vrai que le gouvernement avait omis de souligner ce détail mathématique !


Et la baisse de la taxe d'habitation, c'est pour quand ?

Pour voir leur pouvoir d'achat reprendre un peu de poil de la bête, les retraités devront attendre une autre mesure fiscale prévue par le gouvernement : la suppression progressive de la taxe d'habitation pour 80% des contribuables d'ici à 2020. Première étape… en novembre !